Pluri[Elles]


"Parce que la femme n'est pas qu'une, mais qu'elle est unique"

Tout commence en 2009 avec l’idée initiale qui a pris forme à partir de début 2010. Un travail croisé sur l'origine russe, la féminité, la beauté, la complexité des femmes, leurs facettes multiples et changeantes. Le tout à travers une mise en scène ludique et joyeuse de poupées russes (les Matriochkas) et japonaises (les Kokeshis), de quilles, de cercles, de douelles et de lance-totems.

Ce travail a porté Nathalie Chaulaic pendant 2 ans. Un travail sur l’appropriation du temps, où chaque tesselle a son existence, sa personnalité avec une coupe, une texture et une couleur uniques.

Un grand merci au Château de Mauvaisin, à Marie et Renaud, pour leur accueil et leur disponibilité.


Douelles

Beauté des formes, vécu du matériau...


Cercles de tonneaux

Rondeurs inspirantes...
"La Vie imite l'Art bien plus que l'Art n'imite la Vie"
O. Wilde // La décadence du mensonge.


Lances-Totem

La part masculine des femmes - Le Yin et le Yang

[Dans le taoïsme chinois]. Chacun des deux aspects opposés et complémentaires de tout ce qui existe (le yin correspondant à la terre, à la lune, à l'ombre, au froid, à l'eau, à l'humidité, à la passivité, à la féminité; le yang correspondant au soleil, à la lumière, à la chaleur, à la sécheresse, à l'activité, à la masculinité) et dont l'alternance, l'interaction permanentes produisent la vie, forment le grand principe de l'Ordre universel ou Tao. Le yang et le yin ne sont jamais l'un sans l'autre. (...)
R. Guénon, La Grande triade, 1957.

Les lances-totems sont notre part masculine, empreintes de féminité... ou l’inverse.

« L’important est non l’objet mais ce qu’il dit »
 Tadashi Kawamata, artiste japonais proche du Land’Art


Quilles

10 quilles, 10 caractères, 1 seul jeu ne suffirait pas ! La vie est un jeu de quilles. 
Espiègle, naturelle, légère, spirituelle, sauvage, aventurière... les humeurs féminines sont multiples et fugaces, parce que la femme n’est pas qu’une mais qu’elle est unique. La boule bouscule les tempéraments...


Poupées

Une histoire, une philosophie

Les «Kokeshis» ont été créées il y a 150 ans, par les Kiji-Shi (en japonais : artisans du bois) dans le nord de Honshu, la plus grande île du Japon, au sein des familles paysannes. Les Kokeshis sont rapidement devenues populaires pour leur représentation de la beauté féminine. En outre, leur charme et association simple avec l’enfance ont fait qu’elles ont souvent été offertes en gage d’amour ou d’amitié. Aujourd’hui, les Kokeshisfont partie des arts folkloriques traditionnels du Japon. 

Les « Matriochkas » ont été fabriquées d’après les Kokeshisà la fin du 19ème siècle. « La Matriochka » est sans doute l’âme des voyageurs de Russie qui, plongés dans le sommeil, rêvent de la capitale alors qu’ils traversent la Sibérie... ». Les matriochkas sont composées de 3 à 10 pièces, parfois plus. Longtemps les Matriochkas ont représenté la famille dont chaque pièce était un membre, aux couleurs vert, jaune et bleu, avec des costumes traditionnels ou s’inspirant parfois de contes russes. 

Comme les Kokeshis, les Matriochkas sont associées à l’enfance.